Les façades en briques apparentes font le charme de nombreuses maisons belges. Mais avec le temps, les joints s’effritent, se creusent et laissent passer l’eau. Le rejointoiement de façade consiste à remplacer ces joints usés par un mortier neuf : une intervention qui protège la maçonnerie et redonne un aspect impeccable à la maison. Quand faut-il le faire, comment se déroule-t-il et quelles erreurs éviter ?

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Pourquoi les joints se dégradent-ils ?
Le mortier des joints est volontairement plus tendre que la brique : il absorbe les mouvements du bâtiment et laisse respirer le mur. Avec les années, la pluie battante, le gel, la pollution et les végétaux l’érodent progressivement. Sur une façade de 50 ou 80 ans, il n’est pas rare de pouvoir gratter le joint du bout du doigt.
Les signes qu’un rejointoiement de façade s’impose
- Des joints creusés de plus de quelques millimètres, friables ou absents.
- Des taches d’humidité sur les murs intérieurs du côté de la façade exposée.
- Des briques qui éclatent sous l’effet du gel.
- Des mousses et végétaux qui s’installent dans les joints.
- Un aspect terne et irrégulier de la façade.

Les étapes d’un rejointoiement de façade
- Installation de l’échafaudage et protection des abords, des fenêtres et des plantations.
- Dégarnissage des anciens joints sur une profondeur suffisante, généralement autour de 1,5 cm, sans abîmer les arêtes des briques.
- Nettoyage de la façade et dépoussiérage des joints.
- Remplacement des briques abîmées si nécessaire.
- Humidification du support puis application du nouveau mortier, serré en plusieurs passes.
- Finition du joint (plat, creux, en relief) selon l’aspect souhaité.
- Traitement hydrofuge optionnel, une fois le mortier sec.
Choisir le bon mortier
C’est le point le plus important. Un mortier trop dur (trop riche en ciment) sur une brique ancienne et tendre empêche le mur de respirer et peut faire éclater les briques. Pour les façades anciennes, on privilégie souvent un mortier à base de chaux. La teinte doit aussi être soigneusement choisie : un essai sur une petite surface permet de valider le rendu avant de traiter toute la façade.
| Type de façade | Mortier conseillé |
|---|---|
| Briques anciennes tendres | Mortier à la chaux |
| Briques modernes dures | Mortier bâtard ou prêt à l’emploi adapté |
| Pierre naturelle | Mortier à la chaux compatible avec la pierre |

Combien coûte un rejointoiement de façade ?
Le prix dépend de la surface, de la hauteur (et donc de l’échafaudage), de l’état des joints, du nombre de briques à remplacer et du type de mortier. Une façade très décorée, avec de nombreuses ouvertures et éléments en pierre, demande plus de temps qu’un pignon simple. Seule une visite permet d’établir un devis fiable, que nous réalisons gratuitement.
Rejointoiement et permis
Un rejointoiement à l’identique ne demande généralement pas de permis. En revanche, dans les zones protégées ou pour les bâtiments classés, la teinte et la technique peuvent être encadrées. À Bruxelles, renseignez-vous auprès de votre commune et d’urban.brussels si votre maison figure à l’inventaire du patrimoine.
Profiter de l’échafaudage
L’échafaudage représente une part non négligeable du budget. Profitez-en pour vérifier la toiture et les gouttières, remplacer les châssis ou isoler la façade arrière. Découvrez notre page rénovation de façade, notre service de rénovation toiture et notre guide pour choisir ses châssis. Si votre mur est humide, lisez aussi notre article sur l’humidité dans la maison.

Questions fréquentes
Quelle est la durée de vie d’un rejointoiement ?
Bien réalisé avec un mortier adapté, un rejointoiement de façade dure plusieurs décennies.
À quelle saison le réaliser ?
Du printemps à l’automne, hors périodes de gel et de fortes chaleurs, pour que le mortier prenne correctement.
Vos joints de façade sont usés ? Appelez-nous au 0486 67 98 78 ou demandez votre devis gratuit pour le rejointoiement de façade de votre maison.
